
Alors que parfois une telle complicité peut nuire à la concentration de certaines personnes, pour François et Guylaine, c'était tout le contraire. « On arrivait à se déconcentrer rapidement entre chaque prise, j'avoue qu'on a beaucoup niaisé, même dans le décompte final avant de tourner une scène. C'était nécessaire, je crois, car c'est un film sérieux et intense, mais ça désamorçait la chose, de décrocher entre les prises. »
Trois temps après la mort d'Anna suit le deuil d'une mère dont la fille a été assassinée de façon gratuite. Pour François Papineau, de plus en plus de films parlent du deuil et c'est bien. « Dans notre éducation nord-américaine, on parle peu du deuil. Les gens sont souvent laissés à eux-mêmes, et on se rend compte, quand ça nous arrive, qu'on a des ressources qui nous aident à passer au travers. On n'apprend pas à faire un deuil ou faire face à la maladie. C'est antiproductif de le faire et d'en parler, dans notre société. Le film n'offre pas un remède au deuil, mais il donne un point de vue, et s'il peut aider à apaiser certaines personnes, c'est tant mieux », ajoute l'acteur.
Le comédien tourne présentement Marécages de Guy Édoin, avec Luc Picard et Pascale Bussières notamment. Nous le verrons bientôt dans Route 132 de Louis Bélanger. Ce film ouvrira le prochain Festival des Films du Monde, le 26 août. L'année prochaine, il sera dans la pièce La belle et la bête, au TNM.
Le film Trois temps après la mort d'Anna prend l'affiche ce vendredi 13 août.