Plan B: Entrevue avec Émile Proulx-Cloutier

23 mai 2017

L’associé de Philippe, au sein de son cabinet d’avocats, a certainement plus d’un tour dans son sac pour s’assurer de goûter au succès! Le personnage de Patrice en choque peut-être certains par ses choix de vie et ses décisions… Le comédien Émile Proulx-Cloutier nous parle de sa participation à la série Plan B.

Émile, qu’est-ce qui est venu vous « chercher » le plus dans Plan B, pourquoi avez-vous voulu participer à un tel projet?
À la lecture des scénarios, déjà, il y avait quelque chose… Autant la profondeur émotive des personnages que le thriller ou le suspense qui alimente tout ça était très efficace. Ça veut donc dire qu’il y a un travail de scénarisation très fort. Puis, je trouvais que l’idée de départ était originale, chouette et drôle. Le traitement que les scénaristes en ont fait… Ils n’ont pas eu peur d’aller loin sur le plan émotif, ils ne se sont pas simplement « amusés » avec un concept. Ils s’en sont plutôt servis pour fouiller de façon viscérale des personnages en montrant de plus en plus des côtés d’eux sombres, dangereux et fragiles. Ça, pour moi, ça s’appelle du vrai courage dans l’écriture. Plus le personnage principal a du pouvoir, plus la situation devient tendue et difficile. Tu en viens à te demander si tu voudrais avoir accès à cette affaire-là qu’est Plan B…

C’est le besoin de contrôle, justement, qui s’empare du personnage principal qui entraîne plein de répercussions… 
Le contrôle, c’est le mot-clé! C’est très très fort. Je suis extrêmement heureux de faire partie de ce projet. J’en suis très fier et touché.

Une petite anecdote de tournage? Un moment touchant ou drôle, peut-être?
C’est difficile! Chaque fois qu’on se fait poser cette question, ça fait toujours un bon moment que le tournage est terminé, alors on oublie ça. Puis, les anecdotes dont on se rappelle se racontent vraiment mal (rires)! Mais, je dirais qu’il y avait un défi pour les comédiens puisque les personnages, sauf celui de Philippe (campé par Louis Morissette), n’ont pas conscience des voyages dans le temps. On ne le sait pas que Philippe fait ça. Donc, au tournage, il fallait souvent rejouer des scènes deux ou trois fois, mais avec une petite variante. Ce qui fait que dans la continuité, ça peut devenir très mélangeant (rires)! Déjà qu’on tourne dans le désordre parce que, souvent, sur un plateau, on en vient à se demander on arrive de quelle scène puisqu’on n’a pas nécessairement filmé ce qui arrive avant… Mais là, dans Plan B, la chronologie est éclatée car il y a deux ou trois chronologies superposées. Ça fait partie du plaisir et du défi, mais c’était mêlant de savoir si on était dans le plan A ou le plan B, quand on tournait une scène. Sinon, pour une anecdote plus cocasse, je vous promets qu’au prochain tournage, je les prends en note pour m’en rappeler et vous les dire (rires)!