Plan B: Entrevue avec Louis Morissette

2 mai 2017

Dans la nouvelle série Plan B, Louis Morissette n’endosse pas uniquement le rôle du personnage principal, celui de Philippe, un avocat qui fait appel à une mystérieuse compagnie lui permettant de revenir dans le passé pour effacer une « erreur » : il est également l’un des producteurs. Bref, il est plus que bien placé pour nous parler de ce nouveau projet dont le premier épisode sera diffusé sur nos ondes ce jeudi 4 mai, à 21 heures!

Louis, comment en vient-on à avoir une telle idée, à décider de se plonger dans un tel projet?

Ça fait super longtemps que le projet Plan B est en branle. Je travaillais sur la télésérie C.A., à l’époque. Quelqu’un m’a présenté l’idée, que j’aimais dans sa base… J’adorais le titre, mais je n’étais pas certain de la manière dont cette personne voulait développer le projet. J’ai donc racheté le projet, pour le développer à ma façon avec Jean-François Asselin (scénariste et réalisateur) et Jacques Drolet (scénariste). Ils venaient tous deux de travailler sur l’émission François en série, alors je savais qu’ils étaient capables d’écrire dans ce monde parallèle-là. Un monde de vérité, mais un peu déjanté et décalé. Ils se sont donc chargés de l’écriture de Plan B et moi, de la script édition. Puis, de fil en aiguille, on a décidé ensemble que j’allais tenir le rôle de Philippe.

C’était important d’apporter une touche réaliste à cet univers « parallèle », présenté dans Plan B?

Oui, vraiment. Surtout que cette idée de revenir dans le passé a déjà été faite, principalement au cinéma américain. Mais, ils ont des budgets hallucinants, donc ils en font des gros événements, par exemple : ils vont retourner dans le passé pour effacer la Seconde Guerre mondiale. Nous, on ne peut pas faire ça, on n’a pas ces moyens-là! Donc, il fallait vraiment y aller avec les détails, comment les valeurs de cet individu-là sont transformées et comment, mentalement, il devient une autre personne en essayant de contrôler et de refaire sa vie… Tu n’es pas supposé savoir ce qui t’attend dans 15 minutes! Mais quand tu le sais, tu ne peux pas être en train de vivre librement. Tu es juste en train de contrôler ce qui s’en vient. Ça rend donc le personnage de Philippe complètement fou.

C’est ce besoin de tout contrôler, justement, qui va tout changer…

Veux-veux pas, si tu contrôles ta blonde, ton chum, ton frère, ta mère, tu contrôles tout le monde! Tout ça part d’une bonne intention, parce que tu ne veux pas qu’il leur arrive quoi que ce soit de mal, mais ce n’est pas supposé être comme ça.

En terminant, une petite anecdote de tournage touchante ou cocasse?

Cocasse, je dirais que pour aller tourner les scènes à Saint-Martin, ça nous a pris quatre avions pour se rendre et trois pour revenir. Tout ça pour deux jours de tournage! Deux jours d’aéroport et deux jours de tournage. Si je pouvais revenir dans le passé, je changerais mon vol (rires)!